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  • : Le loup celeste
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  • : 20/02/1985
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- Lecteur Blu-ray Disc US (Région A et non zoné): SONY BDP-S550 Firmware 020.
- Lecteur Blu-ray Disc FR (Région B): Samsung BD-P 1500 Firmware 2.5.
- Lecteur HDDVD: Lecteur HD DVD XBOX 360.
- LCD Samsung LE40R74BD 101 cm.
- Système HC Samsung HT-AS 610.

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Cinéma Japonais

Mercredi 21 octobre 2009
Death Trance de Yûji Shimomura:

Dans un lieu en des temps inconnus, un rônin du nom de rave est à la recherche d'une mystérieuse tombe et du pouvoir qu'elle renferme. Sa route le conduit au temple de Tougan...


Chorégraphe du film culte "Versus", Yûji Shimomura nous propose avec "Death Trance" une relecture de "Versus" (histoire simpliste se passant dans une forêt, ambiance surnaturelle similaire, Zombies remplacés par des combattants grimés) en utilisant la formule qui avait fait son succès (un ton décontracté et des scènes d'actions nombreuses et décompléxées) mais l'on constate trop rapidement qu'il n'est pas Kitamura.

Sa mise en scène n'est pas aussi spectaculaire, le sang est aux abonnés absents, les situations ne sont jamais autant déjantées et les combats sont répétitifs et parfois longuets. Heureusement l'esthétisme général (décors délabrés, photographie monochrome, costumes à la fois modernes et anciens) et la séquence finale fonctionnent parfaitement.

Relecture moyenne de "Versus", "Death Trance" contentera les fans de chambara fantastique grâce à son esthétisme général et à ses combats permanents mais laissera de marbre tous les autres.

*****
Disponible en DVD Zone 1 et Blu-ray Disc Zone A (zoné).

Pistes sonores: ENGLISH  & JAPANESE Dolby TrueHD 2.0 & Dolby Digital 5.1.


Critique support
:

Un Blu-ray Disc très moyen.
-Un transfert HD qui dépasse à peine un DVD upscallé avec des contrastes insuffisants, du grain qui tapisse l'image, une définition juste correct et du bruit  lors des scènes sombres.
-Des pistes sonores assez dynamiques plus convaincantes que le transfert vidéo mais rien d'exceptionnel non plus.
Par Le loup celeste
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Jeudi 11 juin 2009

The Sky Crawlers de Mamoru Oshii:

Des adolescents qui ne peuvent vieillir, les Kildren, se battent sans fin dans la guerre aérienne...

Mélange d'image de synthèse et d'animation traditionnelle (graphismes 2D et matte painting) où l'on retrouve le style contemplatif et réflexif de son réalisateur, "The Sky Crawlers" est un film d'animation profondément mélancolique qui s'interroge sur l'absurdité de la guerre et sur la place de l'homme dans un monde déshumanisé.

Si les scènes d'aviation photo-réalistes sont impressionnantes, si le design des engins volants est splendide, si la partition de Kenji Kawaï est encore une fois superbe et si le design sonore est épatant, l'on ne peut en dire autant du rythme un peu long, de l'intrigue globalement confuse (mais jamais inintéressante) et des personnages trop peu développés. Heureusement et comme pour tous les films de Mamoru Oshii, l'on ne peut qu'être envoûté par l'ambiance qui se dégage de "The Sky Crawlers".

Si vous aimez la belle animation et que le style contemplatif, réflexif et assez lent de Mamoru Oshii ne vous rebute pas, ce film mélancolique aux scènes d'aviation spectaculaires est fait pour vous.

*****
Disponible en DVD Zone 1 et Blu-ray Disc Zone A (non zoné).

Pistes sonores: ENGLISH, JAPANESE & PORTUGUESE Dolby TrueHD 5.1; SPANISH: Dolby Digital 5.1. (Sous-titrages français disponibles).

Critique support
:
Pas aussi parfait niveau image que sur certains films d'animations, mais un travail sonore (merci Skywalker Sound) de démonstration.
-Une image trop douce heureusement réhaussée par la belle saturation des couleurs, par des contrastes appuyés, par le niveau élevé des noirs et par un master d'une rare propreté.
-Des pistes sonores d'une immersion incomparable où le moindre effet se démarque avec réalisme. Une expérience sonore redoutable.

Par Le loup celeste
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Vendredi 7 mars 2008
undefined Shinobi de Ten Shimoyama:

Les Shinobi sont deux clans secrets sous l'ordre du Shogun, chargés d'assurer l'influence de ce Shogun sur le peuple. Enseignés dès leur jeune âge à des pratiques guerrière inédites, ils vivent chacun dans leurs village caché dans la montagne. Un jour, le Shogun ordonne aux deux clans de choisir 5 guerriers pour s'affronter et déterminer quel clan désignera le Shogun suivant. Mais, alors que les chefs des deux clans entretiennent sécretement une liaison amoureuse, l'état cherche à écarter les meilleurs guerriers de chaque clans pour attaquer les villages et anéantir la totalité des Shinobi...

 "Shinobi" est un divertissement fantastique haut de gamme, rencontre live du dessin animé "Ninja Scroll" et de la tragédie Shakespearienne.

Réalisé de main de maitre par le pourtant pas très réputé dans le domaine, Ten Shimoyama, la mise en scène soignée et maitrisée est extrèmement dynamique sans être superflue (pas comme les réalisations funs et visuelles de son compatriote Kitamura), j'en veux pour preuve les séquences bullet-time, qui ont une raison d'être bien précise.Tous les plans sont splendides (un coup d'épée face à la lune...) et l'on s'aperçoit sans peine qu'un vrai travail visuel a été effectué pour le métrage.Les paysages, tout comme les décors sont extrèmement dépaysants (ils ne sont pas sans rappeler l'excellent jeu "Tales of Symphonia") et la photographie qui joue sur les contrastes de couleurs est d'une beauté transcendante.Les effets spéciaux, en dehors de la scène d'intro "spiderman", sont également très réussis, tout comme la très belle partition à la fois lyrique et rythmée.

En plus de posséder une mise en scène très appliquée, le métrage nous propose des séquences de combats aussi époustouflantes que surréalistes, jugez par vous même: caméra plongeant dans les yeux d'un ninja afin de détruire tous les nerfs de son corps, affrontement sur le tronc d'un arbre, personnage aux fils meurtriers, j'en passe et des meilleurs.Elles sont toutes jouissives et nerveuses, malheureusement leur durée est à chaque fois trop courte, et certaines morts sont frustrantes (Wolverine style), ce qui est bien dommage.

L'histoire du métrage, quoi que linéaire, alterne scènes d'exposition classique et nerveuses séquences d'action, mais elle nous réserve aussi quelques pirouettes scénaristes sympathiques.Mais le vrai plus, c'est que le réalisateur a éviter l'histoire d'amour mièvre typique des derniers blockbusters chinois.Il faut par contre déplorer, car c'est le véritable point faible du métrage, le manque de profondeur chez tous les personnages, au mieux ils sont esquissés c'est dire.L'on ne peut donc pas s'attacher aux uns ou aux autres.Malgrè tout, les acteurs sont bons et surtout charismatiques, ce qui est un facteur important  par rapport a l'aspect et aux caractéristiques de chacun.Notons aussi que le film se permet une petite réflexion intéressante sur la valeur de la vie d'un ninja.

Au final "Shinobi-Heart Under Blade" est un excellent manga live au visuel très accrocheur, et à la mise en scène appliquée, qui nous propose de nombreuses scènes d'actions époustouflantes, malheureusement les personnages n'ont pas d'épaisseur, ce qui gache un peu le spectacle.

*****
Disponible en DVD Zone 2  et HD DVD français.

Critique support
:
Un HD DVD incontournable pour les fans du genre.
-Un master magnifique avec une définition et des couleurs éblouissantes, mais une compression parfois limite en basse lumière.
-Des pistes sonores spectaculaires avec un dynamisme à toute épreuve et de nombreux effets multicanaux.

 

Par Le loup celeste
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Dimanche 20 janvier 2008

undefined Les Contes de Terremer de Goro Miyazaki:

Arren, jeune prince parricide sur lequel pèse une malédiction, va s'allier aux forces du grand magicien Epervier pour rétablir l'équilibre du monde rompu par un sorcier maléfique. Dans le combat qui s'annonce, Arren et Epervier croiseront la route de Therru, une mystérieuse jeune fille...

Sans copier son père, mais tout en respectant la charte et la qualité des oeuvres "Ghibli", avec ses personnages fouillés, son message écologique et un "design" subtil aux nombreux détails, Goro Miyazaki nous propose une première réalisation en tout point remarquable. La mise en scène poétique et millimétrée (chaque plan est une merveille visuelle), côtoie un univers inquiétant et adulte (violence graphique bien présente), où il est question, entre autres, d'esclavage et de maltraitance. La musique particulièrement épique et lyrique de Tamiya Terashima contribue également à la totale réussite du dernier né des studios "Ghibli". Un bijou de plus pour ce studio légendaire.

*****
Disponible en DVD Zone 2 français.

Par Le loup celeste
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Jeudi 13 juillet 2006

"Casshern" de Kazuaki Kiriya:

Synopsis:   Dans un futur utopique dominé par quelques superpuissances perpétuellement en guerre, un savant (Akira Terao) invente un procédé permettant aux cellules de se reconstituer, et donc aux soldats morts à la bataille de revenir à la vie. Mais lorsque l'expérience dégénère, donnant naissance à une nouvelle race de mutants, le commanditaire du projet panique et ordonne que ceux-ci soient éliminés. Les rares rescapés du massacre, plus morts que vifs, parviennent à un château caché dans les montagnes à partir duquel ils lancent une armée de robots sur ceux qui sont désormais leurs ennemis mortels : les Humains. Pour les contrer, l'homme responsable de leur création fait subir le même traitement à Tetsuya, son fils mort au combat. Nanti de pouvoirs surhumains et d'une armure qui empêche son corps de se désagréger, Tetsuya part à la rencontre des mutants alors qu'autour de lui, les hommes continuent de s'entre-déchirer. Un nouveau héros est né : Casshern...

Critique:   "Casshern" est un film remarquable, de part le fait, que c'est un film "live" qui a le goût et l'odeur d'un film d'animation, mais aussi parce que son scénario, très ambicieux, est d'une audace affolante.

Tout d'abord le film possède un visuel à la réussite indéniable (le design steampunk/manga touche au jamais vu dans un long métrage).Kazuaki Kiriya, dont c'est le premier film, n'est pas que le réalisateur, il signe également sur son métrage, la photographie, le montage (le scénario aussi, mais nous y reviendrons plus tard), et créé un style visuel absolument unique, qui n'a jamais été vu auparavant (comme quoi le cinéma peut encore surprendre, visuellement parlant).La photographie est ainsi l'une des plus belles et audacieuse qui m'est été donné de voir sur grand écran.L'on retrouve entre autres des séquences entières avec un effet de flou "vertical", du noir et blanc granuleux (lors des flash-backs, mais pas uniquement), des couleurs extrèmement saturés, j'en passe et des meilleurs.

Le réalisateur a également eu la bonne idée de mélanger plusieurs techniques d'animations, comme des dessins et des scènes (très courtes) en patte à modeler, qui, s'intègrent parfaitement au reste, tant visuellement que narrativement.L'ensemble de la réalisation n'est pas en reste, les prises de vue sont très recherchés (certaines donnent le vertige de part leurs profondeurs), les mouvements de caméra très nombreux (tous le film presque) sont impressionnants (travellings rotatifs) et le montage (très cut parfois, mais c'est recherché) qui alterne ralentis, accélérés et effets très manga derrière les protagonistes, rend le tout, tout à fait cohérent.Vous l'aurez donc compris, sur un plan visuel, "Casshern" est d'une perfection esthétique rare.D'un point de vue strictement formel, le film est une parfaite réussite.Kiriya arrive ainsi à utiliser toutes les ressources de l'imagerie numérique avec très grand brio, mais, de plus, la direction artistique est époustouflante, et l'on a plus d'une fois l'impression d'assister à un rêve éveillé (les images sont d'un symbolisme rarement atteint, même dans les mangas).

Ce sentiment est renforcé par la partition somptueusement hypnotique (et toujours omniprésente) de Sagisu Shiromusique, qui tutoie l'excellence à plusieurs reprises (le thème principal ne quittera jamais votre esprit).Il est par contre, un peu dommage que cette musique hors du commun, laisse de temps à autres sa place à du métal/techno (pendant les scènes d'actions), d'un très bon niveau c'est vrai (particulièrement rythmé et entrainant), mais un peu en déça du reste.La musique dégage ainsi, une émotion prodigieuse, quand elle n'est pas là pour marier l'action qui se déroule devant nos yeux.

Justement, soit dit en passant, les scènes d'action sont gigantesques (c'est vraiment du jamais vu) et ne sont là que pour appuyer le propos et donc le scénario (d'une très grande audace, mais nous y reviendrons).Certaines séquences sont de la sorte, directement anthologique, à l'instar de celle-ci où Tetsuya / Casshern décime une armée de robots à lui tout seul dans un déchaînement visuel seulement égalé par la furie de la chorégraphie.Le final apocalyptique et monumental, n'est d'aillleurs pas sans nous rappeler le formidable final de "Appleseed".Toutes ces scènes d'actions sont d'un dynamisme qui forcent le respect.

Les acteurs, d'un bon niveau global, même si parfois un peu fade, sont en véritables osmoses avec leur rôle (le leader des mutants est d'un charisme ravageur) et font passer une très grande émotion, ce qui, avec l'alliance des images mélancoliques et de la musique prodigieuse, fait que le film est très souvent bouleversants (trois scènes sortent du lot: -lorsque les mutants découvrent le chateau -la scène entre Luna et Casshern après son affrontement contre les robots et le leader des mutants -la fin).

Vous auriez pu croire, mais à tord, qu'un film aussi visuel serait creux d'un point de vue scénaristique.Mais comme expliqué plus haut, le film ne se limite pas à une suite de belles images entre deux scènes (énormes et inoubliables) d'action : le scénario, très ambitieux, brasse quantité d'idées et de thèmes différents, qui seront difficiles à comprendre et à suivre de part son foisonnement.

En effet, le scénario est très dense (le film dure tout de même 2h21), et brasse enre autres, des références telles que la créature de Frankenstein (les mutants), la culture celtique (une référence certaine au chaudron de Dagda qui ressuscite les morts), la filiation, la mort...Certains pourront penser que de temps à autres des trous narratifs sont présents, pourtant il n'en est rien, et l'on peut y voir à plus d'une reprise la main de dieu.Explications (-Attention Spoiler-): l'eclair qui permet de faire revivre les morts est un coup de pouce certain de "Casshern", le nom du dieu protecteur dans le film (pas le héros attention) , le chateau donné aux mutants est également un présent de ce dieu.L'on peut ainsi comprendre, que "Casshern" ayant abandonné ses humains, à cause de leurs bétises pendant la guerre, désire aider ces mutants, pour remettre de l'ordre dans ce monde.Mais il interviens à d'autres moments et avec d'autres personnes pour réaliser ses désirs...(je m'arrète là pour ne pas trop spoiler).

Le traitement des personnages est également profondément réussi, refusant tout manichéisme idiot.Brai, le méchant en chef dont le but est tout de même d'éliminer les Humains de la surface de la terre, veut en fait tout simplement supprimer la guerre. Ses lieutenants, même s'ils ont peu de scènes, ne sont pas de simples pantins et ont un background assez construit. Le personnage du père de Casshern foncièrement bon, a des méthodes douteuses.Casshern lui-même a un passé pour le moins ténébreux...C'est tellement rare, que cela devait être dit.

Au final ce manga-live visuellement hors du commun, est un pur chef-d'oeuvre, mélancolique et profondément bouleversant, à ranger au côté des autres chef-d'oeuvres de la science-fiction que sont "Metropolis", "2001, l'odyssée de l'espace" et "Blade Runner".La patte "Casshern" ne quittera jamais notre mémoire.

(5G)(5C-Sagisu Shiro-)(4T-le rendu de la photographie vraiment difficile n'est pas toujours au top-)


Japon/Couleurs,NB,Sepia/2004/142'/StudioCanal Video-Universal Music/1 DVD-9 et 1 DVD-5/VF D.D 5.1 EX; VO D.D 5.1 EX et DTS ES Matrix mi-débit/Disponible depuis le 10 juillet 2006.

Par Le loup celeste
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Vendredi 16 juin 2006

"La légende des 8 samouraïs" de Kinji Fukasaku:

Synopsis:   La famille Satoni a été anéantie par la maléfique Tamazusa et son fils Matofuji, chefs du clan Hikita.Seule, la princesse Shizu a survécu au massacre.Alors qu'elle tente désespérément de fuir ses assaillants, elle fait la rencontre du vaillant Dosestsu.Ce mystérieux guerrier lui raconte la rivalité ancestrale des deux clans et la légende selon laquelle la survivante des Satomi pourrait y mettre fin grâce à huit samouraïs...

Critique:   Grand classique du cinéma japonais (le Japanese Cinema Essentiel Handbook l'avais nommé "le Star wars des films de samouraï" tout de même), "La légende des 8 samouraïs" est un délire flamboyant à l'univers très Héroïc Fantasy charmeur, qui a malheureusement beaucoup vieilli, même si son charme rétro et le côté manga opèrent forcément.

Vieilli, car beaucoups d'éléments font aujourd'hui très Kitsch (surtout que le film se veux être un Héroïc Fantasy assez déjanté dans son univers), j'en veux pour preuve certains décors en carton pate, les maquillages et vêtements royaux typiques du théatre japonais dont nous sommes peu habitué, et surtout les créatures fantastiques (serpents et milles pates géants, assez inutiles en plus) dont on se rend aisément compte, que ce sont des marionnetistes qui les commandent, de plus ils sont peu réalistes.M'enfin, ce côté rétro a son charme et ne gache en rien le beau travail visuel effectué sur ce film.

En effet, les décors sont dans l'ensemble sublime (même ceux en carton pate assez visible comme la grotte), les éléments naturels féériques (comme une cascade) ou angoissants (brumes, fumés...) très bien intégrés, les costumes dépaysants et la photographie qui mise sur un festival de couleurs vives magnifie l'ensemble.Les yeux sont ainsi continuellement gatés par le beau spectacle qui se déroule devant eux, surtout que cet univers totalement atypique (les espèces de boule de cristal, la baignoire de sang, l'histoire du loup...) et son ambiance manga-onirique sont très bien retranscrits et sont cohérents.Détails très important pour croire un minimum aux nombreux enjeux qui parsèment le métrage.

En effet le scénario (une relecture de "Les Sept Samouraïs") est très prenant et est richement détaillé et l'on ne peut qu'être impatient de connaitre peu à peu les Samouraïs désigniés par le destin, surtout qu'ils ne coulent pas de source et que les acteurs qui prêtent leur carrure à ses personnages tous très différents les uns des autres, sont charismatiques, surtout les excellents Sonny Chiba ("Kill Bill"...) et Hiroyuki Sanada ("Le dernier samouraï", "Wu Ji"...).Film de samouraïs oblige, le scénario les entrainent souvent dans des joutes armées assez atypique (annonce quelque peu le style moderne des films japonais tel que "Azumi" ou "Shinobi", a l'univers d'ailleurs très proche de ce film).Ces dernières, toujours bien cadrées misent sur des coups vifs et directs, qui confèrent à ses scènes un côté dynamique bien venu.

Conscient du manque de crédibilité de certains effets, comme les créatures, le réalisateur a eu la judicieuse idée d'utiliser pour l'ensemble du métrage un montage assez "cut" pour l'époque ainsi que des mouvements de caméra rapides (une caméra à l'épaule par exemple dans une séquence), qui permettent au film de ne pas sombrer dans les trops longs plans fixes du cinéma japonais.

Au final, malgrès son côté Kitsch (surtout pour nous occidentaux) encore plus visible aujourd'hui, qu'il y a une vingtaines d'années, ce Star Wars des films de samouraï (de part la crétion assez cohérente de son univers pour l'époque) est un incontournable du cinéma japonais au visuel et à l'univers accrocheur, pour peu que l'on accepte certains effets loupés (les créatures fantastiques).

(4G pour ceux que le côté Kitsch ne repousse pas, 2G pour les autres)(3G-mélange de rock et de synthétiseurs typiques des eighties -proche de par sa sonorité de "Ladyhawk"-, la musique composé par Masahide Sakuma possède un doux parfum de nostalgie qui ne plaira bien évidemment pas à tout le monde-)(4T-quelques accélérations du son-)

Japon/Couleurs/1984/130'/Metropolitan-Seven7/DVD-9/Vf D.D mono et VO D.D stéréo/Disponible depuis le 08 juin 2006 en DVD Zone 2 français.

Par Le loup celeste
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Jeudi 8 juin 2006
"Final Fantasy VII Advent Children" de Nomura Tetsuya:
 
Synopsis:   Deux ans après avoir débarrassé la Terre de son plus grand ennemi, un ancien soldat doit affronter 3 hommes à la recherche de leurs racines...
 
Critique:   « À tous ceux qui ont aimé ce monde et les compagnons qu’ils s’y sont faits : nous vous dédions ces retrouvailles ». Cette déclaration placée en exergue du film est on ne peut plus appropriée, car "Final Fantasy VII Advent Children" s’adresse en effet avant tout, aux fans du jeu vidéo dont il représente la suite fidèle.Les autres risquent quand à eux de trouver l'histoire bien nébuleuse, car même expliqué dans ces grandes lignes, résumer près de 70 heures de jeu est quasiment impossible, et comme ce métrage est la suite direct du scénario du Jeu Vidéo, l'on ne peut que comprendre l'incompréhension de certains devant cette prouesse technique.Les fans seront par contre plus qu'heureux de retrouver leurs personnages fétiches dans une aventure inédite, quoi qu'un peu simple, mais qui se permet une belle réflexion sur la culpabilité, la mémoire et l'enfance.Heureusement pour les autres, le spectacle est absolument spendide.
 
En effet, chaque plan est d’une beauté inouïe, avec des décors remplis de détails et baignés par une lumière magnifique, une profondeur de champ à tomber, des personnages aux visages et aux mouvements plus vrais que nature.De plus, l’illusion que cet univers numérique est vivant est parfaite, grâce à la restitution de tous ces mouvements imperceptibles qui font la différence, tels que les mouvement de l’herbe sous le vent, les mouvement des cheveux, les mouvement des grains de poussière dans les rais de lumière…Un travail technique irréprochable, proche de la perfection et donc visuellement stupéfiant, qui de plus, possède un chara-design sublime (les personnages aux allures de rock stars gothiques) et se permet de nous proposer des scènes d'actions anthologiques.
 
Présente sur plus d' une bonne heure tout de même dont 30 minutes non stop (!!!), ces séquences d'actions directement anthologiques (combat dans une ville dévastée contre une invocation, course poursuite sur une autoroute, affrontement titanesque à 2 ou à plusieurs...) sont réalisées (comme l'ensemble du métrage en fait) avec des cadrages qui s'affranchissent des limites physiques et avec un montage ultra-cut mais toujours visible.Elles sont, de la sorte, exceptionnellement dynamiques et en mettent plein la vue.
 
Au final, "Final Fantasy VII Advent Children" est une pure merveille technique, visuellement proche de la perfection où le scénario qui pourra sembler quelque peu flou aux non-initiés, n'est qu'un prétexte à enchainer les scènes d'actions les plus folles possibles, aidés par cela, d'une réalisation en tout point remarquable.A voir néanmoins par tous, ne serait-ce que pour se faire une idée.Tout simplement un bijoux de l'animation.
 
Fans du Jeu Vidéo(5G), Geeks et fans de techniques:(4G), Autres:(3G)
(5C-Nobuo Uematsu nous a concocté une BO exceptionelle, qui mélange avec une rare fusion, rock et musique onirique-)(5T)
 
Japon/Couleurs/2004/101'/Gaumont Columbia/1 DVD-9 et 1 DVD-5/VF, VO et anglais D.D 5.1/Disponible depuis le 07 juin 2006 en DVD Zone 2 français.
 
Par Le loup celeste
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Samedi 3 juin 2006

Samuraï 7" de Takizawa Toshifumi et autres:

 

(Vol.1):
Critique épisode 1-3:"Samouraï 7" transpose l'histoire des "7 samouraïs" dans un univers imaginaire, et cette idée s'avère judicieuse. L'action se déroule en effet dans un monde où la technologie la plus futuriste cohabite avec le système féodal le plus arriéré. Ce dernier repose en effet sur des castes bien précises et séparées : il y a les samouraïs, les marchands et les paysans. Si les samouraïs semblent s'imposer grâce à la crainte qu'ils suscitent, les marchands sont peut-être ceux qui disposent du réel pouvoir puisqu'ils détiennent les richesses. De leur côté, les paysans sont bien entendu condamnés à être opprimés par les deux autres castes. Au-delà du village et de la ville dans laquelle évoluent les personnages principaux font leur recherche, il existe apparemment un gouvernement impérial, mais nous n'en savons pas plus pour le moment. La réalisation est exceptionnel...les graphismes sont magnifiques,les traits super fins et la 3D est intégrée à merveille grâce à des jeux d'ombres et de lumières du plus bel effet,l'animation est également au niveau et les mouvements de caméra sont amples et dynamiques ce qui permet d'apercevoir un important travail de profondeur dans le dessin.Les personnages sont attachants et charismatiques,ils ont tous un style et un univers différents ce qui permettra à chacun d'avoir son héros.De plus leur psychologie et personnalité sont détaillés,les épisodes ne scédant jamais à l'action facile.La musique quand à elle est majestueuse,mélant les instruments classiques avec certains plus modernes(Un peu comme l'histoire en fait).Au final "Samouraï 7" s'annonce comme un divertissement de qualité tant visuelle que narrative, et ces trois premiers épisodes donneront aisément envie de savoir la suite.(5G)(5C)(5T)
Critique épisode 4-6:Toujours aussi beaux techniquement parlant,ces trois épisodes possèdent des scènes d'action plus impressionnantes et une psychologie des personnages encore plus fouillée.Vite, la suite...(5G)(5C)(5T)
(Vol.2):
Critique épisode 7-12:En dehors du 7ème épisode à l'animation expérimentale(on aime ou pas),la série est toujours aussi bluffante techniquement parlant,de plus l'on commence vraiment à s'attacher aux personnages qui sont de plus en plus détaillés au niveau de leur psychologie(le 7ème samouraï réserve quelques petites surprises)et dernier point,l'on entre vraiment dans le feu de l'action...(5G)(5C)(5T)
 
 
 
 
 
  
(Vol.3):
Critique épisode 13-18:Toujours rien à dire sur le côté technique absolument irréprochable de cette série qui possède toujours un parfait dosage entre l'action(bien plus présent cette fois-ci car l'on entre de plein fouet dans la bataille,du coup les mouvements au sabres sont plus fluides)et le développement des personnages qui sont ici encore plus fouillés grâce à leur remise en cause de leurs actes pendant la guerre.Autre détail important de ce troisième volume(l'avant dernier),une troisième partie(1:recherche des sept Samouraïs;2:La bataille opposant les brigants et les paysans)fait son apparition surprise et qui semble acheminer l'histoire vers des conflits plus globaux.Sans conteste une des meilleurs séries de ces dernières années...(5G)(5C)(5T)
 
 
(Vol.4-dernier-) 
Critique épisode 19-26:Plus long que les 3 autre volumes (2 épisodes de plus), la fin de cette époustouflante série animée, conserve tous les éléments précédents, tout en accentuant encore leurs qualités, de la sorte les personnages sont encore une fois très détaillé, de plus, les personnages féminins prennent une très grande importance des épisodes 19 à 22.Les scènes d'actions sont encore plus fluides et phénoménales, heureusement d'ailleurs car les 3 derniers épisodes sont centrés exclusivement sur une bataille directement anthologique.Notons également une ambiance bien plus tragique, qui rend le récit encore plus adulte qu'au paravant, et un message de fin sublime sur le sens de l'honneur.Au final cette série, si vous ne le saviez pas encore, est un chef-d'oeuvre du genre.(5G)(5C)(5T)
 
 
Japon/Noir et Blanc-Couleurs/2004/Environ 30 min l'épisode/Pathé-Asian Star/Français et Japonais D.D 5.1/Dispo depuis le 23 novembre 2005(Vol.1),le 23 janvier 2006(Vol.2), le 23 mars 2006(Vol.3) et le 17 mai 2006.(Vol.4).
 
Site officiel:SAMURAI 7.
Par Le loup celeste
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Lundi 10 avril 2006

"Appleseed" de Shinji Aramaki:

Synopsis:   Suite à une nouvelle guerre mondiale destructrice, des créatures humanoïdes aux émotions contrôlées sont victimes d'une tentative d'éradication...

Critique:   Dès les premières minutes du métrage, la très haute technicité de l'animation et du style visuel s'impose comme une réussite incontestable, en effet impossible de ne pas s'enthousiasmer devant la fluidité des personnages et la multiplicité des angles de prises de vue qui rendent les scènes d'actions très originales audacieuses(la destruction masive de fin) et très énergiques(l'époustouflante introduction), de plus il révolutionne le monde à présent très présent de la 3D avec ses personnages en Toon-Shading(effet 2D sur des personnages entièrement en 3D).En dehors de cet aspect éblouissant techniquement irréprochable, l'on ne peut qu'être réceptif devant la quantité de sujets dramatiques que le film aborde de façon intélligente , dommage que l'ensemble souffre d'une histoitre trop alambiquée(mais très intéressante et bourrées de surprises en tout genre) où de nombreux personnages font leur apparition avant de disparaitre aussitôt.Il est d'ailleurs regrettable de constater que même les protagonistes principaux ne sont pas assez dévelloppés, même si leur charisme(excellent Briareos)emportent l'adhésion.Au final "Appleseed" est d' une splendeur visuelle incontestable où l'histoire surprenante et prenante ne passe pas devant sa luxueuse technique même si, et c'est bien dommage, les personnages ne sont pas assez dégrossies, mais avouons-le, pour un premier film, c'est une très grande réussite.

(4G)(4C-Ryuichi Sakamoto, Boom Boom Satellites qui nous ont concocté une partition dynamique et entrainante aux accents modernes, avec un mélange parcimonieux de techno, de rock et de groove-)(5T)

Japon/Couleurs/2004/101'/Kaze/1 DVD-9 et 1DVD-5/VF D.D 5.1, DTS plein débit et sétréo; VO en stéréo/Disponible en Zone 2 français depuis le 05 avril 2006.

Site officiel

Par Le loup celeste
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Vendredi 7 avril 2006

"Godzilla Final Wars" de Ryuhei Kitamura:

Synopsis:   Sur une terre dévastée par les guerres et la pollution, des défenseurs de l'ordre affrontent une invasion de gigantesques créatures mutantes...

Critique:   Réalisé pour son 50ème anniversaire, ce 28ème épisode de la mythique saga Godzilla n'est rien d'autre qu'un feu d'artifice cinématographique, ainsi qu'un digne film d'anniversaire.Dès le splendide générique qui résume en 2 min une saga de près de 50 ans d'éxistance, les clins d'oeil abondent, à commencer par le logo de la Toho qui reprend le design original, mais aussi grâce à sa qualité d'épilogue de nous proposer un lot de monstres ébouriffants(jugez plutôt: Mothra, Rodan, Manda, Ebirah, Angilas, Hedorah, Gigan, King Caesar, Kamacuras, Kumonga, Minga, Monster X, mais auusi Zilla qui n'est autre que la version américaine de Godzilla qui se fait dominer en deux coups de queue).Pour ce qui est de l'histoire sous forme de fourre tout, l'on reste aussi dans le domaine de l'hommage, même si elle intègre des mutants et donc des phases de free fight et de super-sentai qui évitent aux phases humaines de tomber dans l'ennui(élément coutumié de la saga),d'ailleurs les acteurs malgrès leurs interprétations approximatives emportent l'adhésion grâce à la folie post apocalyptique ambiante.Mais ce Kaiju Eiga est spécial, en effet son metteur en scène n'est autre que le réalisateur le plus dynamique de la dernière décénnie, le bien nommé Ryuhei Kitamura("Versus", "Azumi"...)et comme à son habitude son métrage, bien loin des codes du genre en dehors de l'aspect Kitsch des monstres, est fait à sa sauce.Sa réalisation est donc magnifiquement stylisée avec travellings lateraux et/ou rotatifs, arrêts sur images..., en d'autres termes elle en met plein la vue et laisse pantois d'admiration.Ce concentré d'action non-stop nous propose entre autres réjouissances, un affrontement entre un sous-marin nucléaire(commandé par l'excellent Don Frye)et Manda, l'arrivée des monstres dans les grandes villes, une course-poursuite à moto anthologique, Ebirah face aux mutants de la Défense Terrestre et un morceaux de bravoure hallucinant où Godzilla s'oppose à Angilas, Rodan et King Caesar.L'ensemble est soutenu par une Bande Originale rock très entrainante de Keith Emerson, Nobuhiko Morino et Daisuke Yano .Au final "Godzilla Final Wars", entre trucages à l'ancienne(cascadeurs en costumes) et SFX moyens, est un concentré d'action enthousiasmant et jubilatoire où l'ennui n'a pas sa place et où le côté "nostalgie" fait son petit effet.A consommer sans modération.

(5G)(5C-Keith Emerson,Nobuhiko Morino,Daisuke Yano-)(4T-un grain très perceptible-)

Japon/Couleurs/2004/125'/Sony Pictures/DVD-9/VO japonaise et anglaise D.D 5.1 EX/Sous-titres français/Import DVD Zone 1 disponible quand au DVD Zone 2 il est dispo à la location et dans quelques mois à la vente.

Par Le loup celeste
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